الجمعة , 5 مارس 2021
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Si mal aujourd’hui, si bien demain

Si mal aujourd’hui, si bien demain

Les mots n’arrêtent pas de s’entrechoquer. Écrire sur la Tunisie, écrire sur ses rêves et ses ambitions, sur ses séquelles et ses plaies, n’est pas une mince affaire. C’est fou ce que tout semble brouillon, ces derniers temps. L’actualité devient le point de stress perpétuel où le tragi-comique est légion, mettant à nu un système politique inadapté et claudiquant.

La Tunisie se voit bloquée à cause d’acteurs politiques inexpérimentés et intéressés sans vision aucune.

Et le peuple dans tout cela ?

Lorsqu’on cherche le mot « révolution » dans Google image, on tombe sur des centaines de photos et images puissantes de peuples, les bras vers le ciel, et le visage rehaussé d’une expression synonyme d’espérance, le drapeau fièrement brandi vers l’oppression.

Le peuple agit, marche et se révolte ; il est l’instigateur, le guide et le maître du changement, celui qui mène au bonheur de tous.

Ses réclamations sont simples, incontestables et universelles : la liberté, l’égalité, la prospérité, la sûreté et la justice.

Un certain 17 décembre 2010, les Tunisiens ouvrent leurs yeux, leurs oreilles, leurs mains et tous leurs sens à la Tunisie. Ils entendent ce qui se passe autour d’eux, et ils écoutent la Tunisie souffrir de l’ignorance, l’oubli, et le mépris de leurs droits. Ils décident de mettre un terme aux malheurs publics et à la corruption du gouvernement.

Le 14 janvier 2011, le peuple triomphe.

Oui ! La révolution tunisienne a bien eu lieu.

Aujourd’hui, en 2021, le « oui» cède, désormais, tragiquement, sa place à un « Noui » ; un « oui » doublé d’un « non » qui traduit la double réalité de la révolution à cheval entre l’affirmation et l’infirmation : la révolution devenue « otage », a rendu heureux ses braqueurs en dépit du rêve de ses faiseurs.

Aujourd’hui, après dix ans de transition démocratique, les Tunisiens font des grèves de la faim, manifestent, réclament des infrastructures et des emplois, et une amélioration de leurs conditions de vie ; la classe moyenne perd son pouvoir d’achat, les services publics se dégradent et le climat social se détériore et plonge dans l’insécurité.

Réellement, le mépris des droits continue, la conséquence logique des actions politiques nuisibles et nombreuses qui ébranlent l’économie, l’éducation, la santé, la culture et la société.

Il est temps de redresser certains torts, les réparer et rétablir les droits de celles et ceux qui sont lésés. Il est temps de poursuivre le rêve car il est toujours permis de continuer à rêver.

Nous sommes là et la Tunisie est là aussi dans notre vie, notre quotidien, notre passé, présent et futur.

Elle est partout, écoutons-la, et entrons en réciprocité avec elle. Donnons à notre voix personnelle de citoyenne et de citoyen, un écho dans la lutte pour la justice sociale et le bien commun. Acceptons enfin, que la nuit noire soit le premier pas vers l’aube.

Imen Chérif

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